Le responsable poker de Playtech, Danny Frishman, parle du rakeback

Le responsable poker de Playtech, Danny Frishman, parle du rakeback

Les responsables du réseau ipoker semblent décidement avoir beaucoup à dire sur le sujet du rakeback ces dernières semaines. Après William Hill c'est en effet cette fois au patron du poker chez Playtech, Danny Frishman de s'exprimer sur le sujet.

L'interview de Danny Frishman

Donner un pourcentage fixe aux joueurs tue l'industrie dans son ensemble et bannir le rakeback sur le réseau a eu un rôle essentiel dans l'expansion du réseau depuis 2 ans.

En donnant un pourcentage aux joueurs avec le rake qu'ils génèrent, on crée très rapidement une guerre des prix, réduisant la marge au minimum et on ne crée pas de fidélité auprès des joueurs. On tue le secteur en prenant notamment de l’argent qui pourrait servir à faire de meilleurs logiciels et promotions.

Nos opérateurs se concentrent essentiellement sur le recrutement de nouveaux joueurs pour augmenter la liquidité du secteur au lieu d’essayer de se prendre mutuellement des joueurs, et nous avons des joueurs qui sont plus fidèles.

Les nouveaux licenciés sont bien avertis de cette politique et cette interdiction est rigoureusement suivie. Si quelqu’un ne respecte pas les règles, nous n’hésitons pas à sanctionner pour les faire rentrer dans le rang.

L’autre facteur important pour le réseau est le nombre de sportbook comme Bet365, Paddy Power, William Hill, Victor Chandler…Ils apportent un nombre impressionnant de nouveaux joueurs occasionnels. Ca nous donne un gros avantage face aux autres réseaux. Ils sont très important pour le système dans son ensemble.

De la difficulté de trouver du rakeback sur Ipoker

Le débat entre la stratégie rakeback et celle fondée sur la marque demande un dossier pour être traité correctement mais une chose est sûre c’est que le rakeback n’a pas complètement disparu du réseau Ipoker. Il a été remplacé par des programmes de fidélité ou circule toujours en sous-marin parmi des affiliés de confiance mais est toujours là.

Le vrai débat se situe plutôt sur la tendance qu’a eu Ipoker/Playtech a trop accepté d’opérateurs, conduisant aujourd’hui plus de 90 salles à opérer dans les mêmes conditions. Pour certaines d’entre elles il devient alors très difficile d’exister et la stratégie par le prix devient la seule viable.

La solution sera alors peut-être d’offrir plus de capacité aux opérateurs de développer leur propre logiciel pouvant ensuite se greffer au réseau, permettant ainsi à chacun d’offrir une véritable différentiation face à la concurrence.

Rédigé à 22:00 dans Le poker en ligne | Lien permanent