Les deux géants du secteur du gambling en ligne viennent d'annoncer la formation d'une joint-venture (société commune) nommée William Hill Online. La nouvelle société gérera des actifs apportés par les deux sociétés.
La nouvelle société William Hill Online
La première étape de cet accord est l'acquisition par Playtech d'un grand nombre de sites:
- CD Poker
- Club Dice Casino
- Diamond Club Casino
- Joyland Casino
- New York Casino
- Prestige Casino
- Ruby Bingo
- 32 Vegas Casino
- Amber Coast
- Carnival Casino
Comme on peut le voir les casinos sont très largement dominants dans ce package. CD Poker représente cependant un client de taille dans le poker. Il appartenait officieusement à Playtech depuis quelques temps déjà et ce rachat permet de mettre les choses au clair. Le total des rachats s'élève à $250 millions de dollars. L'ensemble de ces actifs va ensuite être intégré dans William Hill Online
De son côté William Hill va se fondre dans cette nouvelle entité.
Fort logiquement c'est donc William Hill qui va rester maître à bord avec 71% des parts de la société, Playtech n'étant actionnaire minoritaire qu'à 29%. La joint venture doit opérer pour une période de 5 ans et il est attendu des revenus de 328 millions de dollars pour la nouvelle structure.
Quelles bénéfices William Hill et Playtech retirent-ils de cet accord?
Pour William Hill, l'avantage est d'entrer de plein pied dans le poker et dans le casino. Le problème de la majorité des sites de paris sportifs ce qu'ils n'ont pas d'expérience dans le poker en ligne ni dans le casino. Ils ont donc généralement de grandes difficultés à générer des revenus importants. William Hill, ce géant du betting coté en bourse va donc pouvoir trouver des sociétés ayant l'expertise qui lui manque.
Du côté de Playtech, l'apport de William Hill dans le réseau est bien évidemment une bénédiction. Le niveau de celui-ci s'est particulièrement durci depuis quelques mois et l'apport de sang frais, notamment du betting ne peut faire que du bien à Playtech. De plus, l'arrivée d'un mastondonte permet de déclencher le cercle vertueux du : plus de joueurs, plus de prizepool donc encore plus d'attraits pour les joueurs.
Les clauses de sorties
William Hill a la possibilité de racheter la part de Playtech à partir de 4 ans et jusqu'à 6 en échange de cash et capital de William Hill, qui ne peut cependant pas excéder 10%.
Le grand perdant de l'opération est sans conteste Cryptologic qui voit ainsi disparaitre l'un de ses principaux clients et fournisseur de joueurs. Cela devrait donc accélérer et empirer la chute du réseau malgré les discours rassurants de ses dirigeants.
Tout va donc pour le mieux pour le réseau Playtech qui devrait ainsi renforcer sa place de 3ème réseau dans les prochaines semaines et pourquoi pas augmenter sensiblement.
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