Shark, no-life, tight, loose, fish, noob, il y a beaucoup de dénominations possible pour désigner un joueur de poker. Mais pour les salles de poker en ligne, il est vital de maintenant l'équilibre entre toutes ces populations pour préserver l'équilibre du jeu.
Les différents profils et leur intérêt pour une salle de poker
Les joueurs loose : Ils amènent de l'action sur les tables et provoquent les adversaires à jouer plus de mains. Quel que soit leur niveau ils sont bons pour la salle de poker car ils génèrent plus d'action donc plus de fun pour les joueurs et plus de rake pour la room. Bien entendu, a contrario les joueurs n'aiment pas les serrures qui découragent leurs adversaires.
Les sharks : ils rodent à partir de la NL100. Ce sont des joueurs réguliers, gagnants qui génèrent beaucoup de rake.
Les joueurs débutants : ils jouent très mal, sans comprendre les règles essentiels du poker. Ils génèrent peu de rake individuellement mais la masse peut avoir une grande importance.
L'équilibre entre les différentes populations
Représentons les joueurs débutants comme une masse de poissons se déplaçant dans la mer. Ceux-ci n'ont pas vraiment d'autres but que de nourrir les sharks. Si ceux-ci ne sont pas en trop grand nombre ce banc de poissons va pouvoir se reproduire et va surtout survivre pendant longtemps.
Mais si les sharks sont trop nombreux par rapport à la population celle-ci va rapidement être décimé et les sharks vont se retrouver dans un environnement hostile.
Les politiques des salles de poker en ligne
On retrouve donc des salles de poker qui ont bati leur notoriété sur cette présence massive de mauvais joueurs, comme Everest Poker, célèbre pour le niveau catastrophique des tables.
A l'autre bout de la chaine on retrouve Full Tilt Poker qui pendant longtemps a eu la réputation d'être une des salles de poker les plus difficiles à jouer.
Ce qu'il est important de comprendre c'est que cette population découle de la stratégie marketing. D'un coté Everest Poker a été un des tous premiers à s'intéresser aux marchés locaux notamment en Europe de l'Est, que personne n'avait daigné regarder. De l'autre Full Tilt Poker s'est spécialisé dans le rakeback à 27% pour une grande partie de ses joueurs, sur le marché américain et les forums de type 2+2.
Conclusion
Bien sûr toutes les rooms rêvent des joueurs ne sachant pas du tout jouer en grand nombre. C'est la population la plus amène à survivre pendant un long moment et donc d'apporter des revenus importants à la salle de poker. Mais toutes les salles acceptent aussi ces semi-professionnels du poker qui prélèvent des gains réguliers en échange d'un rake important.
Le problème pour les petits réseaux qui pour se faire connaître et attirer du monde se sont vu contraints de multiplier les offres de rakeback sans avoir de notoriété est qu'ils sont peuplés de joueurs chasseurs de bonus ou d'un niveau correct. Mais c'est une solution de court terme uniquement et ces réseaux sont en grand danger car quand les sharks entendront parler de salles beaucoup plus poisonneuses ils se déplaceront très rapidement vers ces nouveaux lieux amicaux.
Et si on prolonge cette réflexion à l'ensemble du secteur du poker, trop de joueurs d'un niveau acceptable pourrait simplement tuer le jeu.
En liquidant trop rapidement tout nouveau joueur s'essayant au poker et en prenant l'argent des joueurs plus faibles, il ne leur restera plus qu'à se battre pendant quelques mois les uns contre les autres avant de réaliser que leurs chances de faire un profit sont très faibles ou pires, qu'ils sont devenus les joueurs perdants du réseau.







