L'Italie à l'heure actuelle fait partie des plus mauvaises élèves de l'Europe pour le poker en ligne et le jeu en général. Elle a en effet mis en place une législation particulièrement restrictive.
Elle tente aujourd'hui de corriger le tir avec un nouveau projet de loi mais celui-ci est déjà mis à mal la commission européenne, la European Gaming and Betting Association (EGBA) et contesté par Malte.
Les réserves des différents protagonistes.
Ainsi la commission européenne a exprimé ses doutes sur le nouveau projet de loi de l'Italie à propos des jeux, la protection des consommateurs et sur les restrictions techniques.
L'EGBA a salué la décision de la commission européenne mais demande la reconnaissance des mesures de protection pour les opérateurs déjà mises en place dans d'autres pays de l'UE.
Cela devrait amener l'Italie à amender son texte de loi dans les prochaines semaines.
Les points reprochés sur le projet de loi
L'EGBA a ainsi détaillé ce qu'elle reproche à l'Italie dans son projet de loi sur le jeu en ligne.
- Elle souligne ainsi que l'Italie doit prendre en compte dans sa loi le niveau de protection assuré par les opérateurs pour les consommateurs italiens qui sont établis dans d'autres pays de l'Union Européenne.
- Le rapport souligne aussi que la loi cherche à réduire les parties autorisées auxquelles un joueur italien pourrait accéder, ce qui aura pour effet de réduire le nombre de concurrents, donc au détriment du consommateur.
- L'obligation pour les opérateurs d'être connecté continuellement au régulateur Italien (AAM) qui centralise toutes les informations représente un cout supplémentaire et une barrière technologique pour les opérateurs étrangers. Il ne prend pas en compte des technologies qui ont déjà fait leur preuve et qui ont montré leur efficacité dans d'autres pays de l'Union Européenne.
Après La France, l'Italie rend les armes
Alors que la législation française va s'assouplir en 2009, l'Italie restait un des pays les plus hostiles au poker et au jeu en ligne. Mais l'Union Européenne semble continuer de tenir bon pour faire céder les pays les uns derrière les autres même si ceux-ci voudrait bien garder leur destin dans leurs mains.
Tous les récents développements semblent en tous cas aller dans le bon sens pour assister à une légalisation complète, en Europe.
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