Alors que les bonnes nouvelles
s'accumulent sur l'ouverture contrôlée du marché
du poker en ligne en France et la fin de l'UIEGA aux Etats Unis, qui
bannit le poker en ligne sur son territoire, actualités poker
s'interroge sur ce qui va changer pour les joueurs. Est-ce réellement
une bonne nouvelle?
Un point sur la situation actuelle
Un joueur de poker français a aujourd'hui le choix entre plus de 550 salles de poker répartis dans le monde entier. Comme dans tous les secteurs hautement concurrentiels la bataille est féroce entre les différents compétiteurs pour prendre des parts de marché.
Entre les salles bien établies et les nouveaux entrants, on assiste à une surenchère des bonus, des freerolls, des prix ajoutés au bénéfice du joueur.
Il n'y a aucun obstacle réel à fréquenter la salle de son choix.
Cependant, en cas de litige avec le site, les joueurs sont sans défense, comme on a pu le voir récemment avec la liquidation judiciaire de 28 salles de poker de Microgaming, ou Pokertrillion qui quitte Boss Media.
A moindre échelle, si un site de poker en ligne décide de fermer votre compte pour une raison plus ou moins justifiée, l'argent dessus est perdu et les recours quasi nuls dans des sociétés basés au mieux à l'étranger: Malte, Gibraltar... au pire dans des paradis fiscaux.
Ce qui va changer
On se dirige très probablement vers l'obtention de licence pour opérer légalement sur le territoire français, à l'instar de la téléphonie mobile. On aurait alors un petit nombre d'opérateurs, sans doute moins de 5 disposant d'une autorisation légale.
Bien sûr, l'état français ne se privera pas d'une large ponction des bénéfices générés par une légalisation du secteur. Les sociétés jusque là situées dans des pays aux taxes très faibles se retrouveront donc face à une imposition beaucoup plus lourdes qui va donc grever leurs résultats.
De la ruée vers l'or à la réglementation
Quand 500 entreprises se battent pour obtenir la clientèle, cela bénéficie toujours au consommateur. Mais quand il n'y a plus que 3 ou 4 acteurs les offres deviennent alors moins intéressante car la tendance naturelle est au nivellement par le bas des difficultés pour attirer les joueurs.
Les parts de marché se retrouvent alors distribués et chaque acteur va tenter de protéger ses acquis. Par le passé on a ainsi pu assister à des ententes sur les prix entre des acteurs censés être en concurrence frontale: SFR et Orange, des banques, des assurances... les exemples sont légions.
Par ailleurs, quand une entreprise se voit plus lourdement taxé elle doit réduire ses frais. Pour le poker en ligne cela se traduira par des offres promotionnelles moins importantes. Il n'y a pas d'exemple où une entreprise supporte un surcout sans le répercuter sur ses clients.
Toujours partisan de la légalisation?
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